Jean-Max Albert

Né en 1942, Jean-Max Albert est peintre, sculpteur, écrivain, plasticien, musicien… Le terme « artiste » semblerestrictif tant sa pratique s’affranchit des frontières et des définitions.

Après des études aux Beaux-Arts d’Angers puis de Paris, il se fait connaître comme trompettiste du quintette d’Henri Texier.

En 1975, à 23 ans, il réalise Vicenza, Hôtel de Sully, Paris, où il utilise le treillage horticole comme sculpture. Il creusera ce sillon tout au long de sa vie et réalisera des architectures végétales qui rejoignent le Land art et l’Architectural sculpture, jusqu’au projet O=C=O du Parco d’Arte Vivente de Turin, 2007.

Il échange avec de nombreux musiciens, Steve Lacy, Gyorgy Ligeti, François Tusques et établit des ponts entre musique, géométrie, sculpture. Ceci aboutira à la création de sculptures architecturales comme Iapétus, au livre « le tour du monde en 80 blues ».

Mentionnons ses nombreux voyages et collaborations aux Etats-Unis. Ce survol oublie des chemins de traverse, des éphémères, car il n’est pas de champ à laisser inexploré pour un esprit curieux.

Quelques axes se dégagent de sa pratique : la musique, le végétal, la sculpture, le cosmos. S’il fallait essayer de dégager une intention qui donne cohérence, je dirais que ses travaux offrent un dialogue entre la structure et le vivant, le stable et l’évolutif, l’éternel et le changeant, le macrocosme et le microcosme (sculptures-viseurs).

Dans l’exposition « Table à desseins », La Tannerie a présenté des petites peintures sur bois, issues de partitions, de thèmes de jazz.