Stéphanie Coudert

Née en 1975, élevée à Téhéran, Bagdad puis Versailles, Stéphanie Coudert vit et travaille à Paris.

Elle a de la femme une vision internationale et d’une silhouette sans attaches. Lauréate du festival d’Hyères en 1999, elle crée des pièces uniques et éditions limitées depuis 15 ans, diffusées à Paris, au Japon et au Moyen-Orient. Invitée à présenter une première fois en 2004 à Paris, ses modèles ont défilé et ont fait l’objet de nombreuses expositions à l’international : Beijing, Varsovie, Ekaterinburg, Asmara, Madagascar, San Francisco, New York.

Elle choisit le vêtement comme médium d’une philosophie plus large sur le volume. Elle nomme d’abord l’objet de sa recherche les Silent Clothes, une vision nouvelle du volume vestimentaire, entre un concept de construction en un seul tenant, la conscience de l’économie du tissu, et l’affirmation d’une sensualité par l’enroulement et la suspension.

Inspirés par le principe de construction de la « gravité inversée » (utilisée par Gaudi dans ses études pour la cathédrale de la Sagrada Familia), et le patron des manteaux tibétains au moyen-âge, ses Silent Clothes sont plutôt voués à l’exposition, conçus comme expériences, installations, ou performances…

Ses volumes sont aussi inspirés par la topologie et parlent d’enroulement, d’infini, à la fois du travail de la main et son dépassement. La créatrice cherche ses modèles directement en volume autour du buste de travail, à la manière d’un sculpteur.

Dans l’exposition « Surfaces et mesures », La Tannerie a présenté un patron de vêtement, une robe montée en un seul morceau, figure singulière du travail polymorphe de Stéphanie Coudert.